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Septembre 1999 - Paul ROBERT quitte
l'équipe des chasseurs de sons pour rejoindre le COMITE
D'HISTOIRE DE LA RADIO dont il assure le Secrétaritat
Général, rejoignant ainsi Guy TAVERNIER qui fait
aussi partie du Comité. Dominique CALACE de FERLUC,
producteur délégué des émissions de
chasseurs de sons assure la continuation radiophonique des
émissions.
En Décembre 1999, Paul Robert a
passé la présidence des chasseurs de sons en
France (FFCS) à Dominique Calaoe de Ferluc. Paul Robert
est membre d'honneur de la FICS. A notre regret, il nous a fait
comprendre lors du CIMES à Berne qu'il ne prendra plus
régulièrement part aux congrès de la FICS
et aux CIMES. Il a été fortement actif pour
développer l'enregistrement par des amateurs en France.
Durant beaucoup d'années, il a collaboré
intensément avec Jean Thévenot, créateur
de ce violon d'ingres et co-fondateur de la FICS. Paul Robert a
tout fait pour assurer une position importante des
activités des chasseurs de sons en France. Chez RADIO
FRANCE, qui organise les concours annuels pour les travaux des
amateurs, Paul Robert a produit pendant beaucoup
d'années l'émission hebdomadaire des chasseurs de
sons sur France Culture. A l’époque, les chasseurs
de sons helvéiques écrivaient dans leur revue :
”Nous remercions
sincèrement Paul Robert et lui souhaitons bonne
santé et beaucoup des succès dans toutes ses
entreprises “.
Nous publions ici le texte
rédigé par Paul ROBERT, sous le titre :
“MON AMI, .JEAN THEVENOT”
(voir également l'émission
"Premiers témoignages")
“Au début de l'année
1982, lorsque Jean THEVENOT me demanda de l'accompagner pour
enregistrer le témoignage de Madame Agathe MELLA, je ne
pensais pas que ce serait là sa seule prestation pour le
Comité d'Histoire de la Radiodiffusion.
Il avait, en effet, maints projets
d'entretien et, sachant mon propre intérêt pour
cette histoire passionnante, comptait sur moi pour l'aider dans
cette recherche des premiers -et bien souvent des derniers-
témoins de cette époque.
Nous nous connaissions depuis si
longtemps...
C'était en 1951, dans le grand
studio de Radio Luxembourg (pas encore RTL), rue Bayard. A
cette époque, Jean THEVENOT y présentait une
émission publique intitulée "L'heure du
mystère" qui avait pour but d'explorer l'immense
domaine de l'extraordinaire qui s'étend des secrets du
psychisme aux frontières de la magie en passant par le
spiritisme. Les spécialistes du mystère
&emdash;ou prétendus tels&emdash; ne manquaient
pas et, chaque semaine voyait défiler son cortège
de fakirs, chiromanciens, graphologues, psychologues,
psycho-morphologues... J'en passe et des meilleurs.
Ce soir-là, avait lieu une
séance de voyance
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avec Madame MANCEL et Jean THEVENOT
cherchait dans la salle une personne prête à se
livrer à 1 'expérience. Pourquoi ai-je
levé la main ? Pourquoi, parmi d'autres candidats, ai-je
été choisi ? Affaire de destin...
Mme MANCEL travaillait sans
intermédiaire pas de cartes, pas de boule de cristal,
pas de marc de café. Elle effleurait simplement son
'sujet" du bout des doigts. "Monsieur, vous allez
bient6t partir au service militaire". J'allais avoir 20
ans et ça se voyait ; pas très convaincant pour
une extralucide, s'empresse de souligner Jean THEVENOT.
"Oui, mais je vais préciser à Monsieur son
n0 de régiment, ce sera le 47ème". Notez
bien ça, me dit Jean THEVENOT. "Et puis j'ajoute
qu'il le fera sur les bords de la Méditerranée,
du côté de Marseille". La suite des
prédictions portait sur des évènements
familiaux très précis.
L'émission enregistrée, il
fallut attendre plusieurs mois pour qu'un premier
évènement se produise. Pendant tout ce laps de
temps, Jean THEVENOT n'avait pas perdu le contact.
Lui aussi voulait savoir et se rappelait
régulièrement à mon bon souvenir. Dans les
premiers jours d'avril 1952, ses demandes devinrent plus
pressantes. Il devait en effet produire la dernière
"Heure du Mystère" et souhaitait mon
témoignage pour cette émission qu'il voulait
présenter comme une sorte de bilan de la série.
Vers le 15 avril, je reçus ma
feuille d'appel "Vous êtes incorporé au
47ème bataillon de transmissions à Fribourg, en
Allemagne". Le 16, j'étais au micro rue Bayard,
constatant le demi-succès des prédictions de Mme
MANCEL.
Mes relations avec Jean THEVENOT auraient
pu, alors, en rester là.
Mais le odestin devait en décider
autrement. Dans les mois qui suivirent, j' étais
muté à Sète, sur les bords de la
Méditerranée. Puis, les évènements
familiaux annoncés se produisirent rapidement.
Bref, les prédictions de Mme MANCEL
s'avérèrent exactes sur tous les points. Et,
comme mon souci d'équité égalait celui de
Jean THEVENOT, je l'en informai à chaque fois, bien que
son émission fut arrêtée depuis longtemps
car je savais qu'il appréciait cette probité
morale.
C'est ainsi que nous restâmes en
relations depuis notre première rencontre.
A mon retour du régiment, il n'eut
aucun mal à rue convaincre d'utiliser mes
premières économies à l'achat d'un
magnétophone. Je devins alors "chasseur de
son" et vous devinez la suite.
Je ne suis jamais retourné consulter
une voyante, ayant une logique simple si les prédictions
sont exactes, on ne peut modifier le cours des choses et alors,
à quoi bon les connaître si, au contraire, on peut
les corriger, c'est tout simplement que les prédictions
étaient fausses.
Au fait, Mme MANCEL avait oublié une
chose importante elle n'avait pas prévu l'amitié
indéfectible que me lierait à Jean THEVENOT
jusqu'à sa mort.”
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